My personnal victory
Ca ne semble pas être grand chose mais pour moi c'est déjà beaucoup. En effet, comme je le fais depuis plus d'un mois, je me suis rendu, en cette belle après-midi, à la pisicne du Chesnay. On peut s'en douter, avec 27°C et un ciel dégagé, tout le monde s'était donné le mot. Résultat : un bassin bien rempli. Mais pour je ne sais quelle raison, j'étais vraiment motivé pour nager. A tel point, que je me suis dit "d'habitude, tu nages 1700 mètres en un peu moins d'une heure. Aujourd'hui, 2 kilomètres, c'est ton défi". Ce genre de challenge qui n'intéresse personne à part soi. Et je me suis lancé : 40 allers et retours, une heure de sport intense à slalomer entre les pateaugeurs du dimanche et les plongeurs inconscients. Comment je me suis senti après cette session ? Incroyablement reposé. La journée n'avait pas été bonne et j'ai pu décharger ma colère en me faisant du bien. Je suis arrivé cassé et nerveux; à peine avais-je touché l'eau du bassin que l'énergie revenait en moi. J'ai mis du temps avant de l'accepter, voire même de le comprendre mais nager me permets de me retrouver avec moi-même. Une méditation violente au cours de laquelle je peux refaire surface plus sereinement. Et si je suis content ce soir, ce n'est pas tant pour la distance, qui au fond importe un peu, mais surtout pour tout ce que le sport m'apporte; une idée que je trouvais saugrenue, il y a encore quelques mois.

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