mercredi, juillet 13, 2005

Cinema : Charlie and the chocolate factory


Si vous êtes au régime, il y a bien un film à éviter : Charlie et la chocolaterie. En effet, à force de voir toutes ces belles confiseries pendant presque deux heures, cela vous pousse à la consommation de tablettes milka. Plus sérieusement, le dernier Tim Burton est assez réussi dans l'ensemble. Déjà, par l'extraordinnaire présence de Johnny Depp. Il campe ici un Willy Wonka à la fois doux et amer, que l'on aime malgré tous ses sarcasmes. Il y aussi le jeune Freddie Highmore, qui avait déjà fait une excellente prestation dans Nerveland. On accroche dès le départ au gentil Charlie, gamin d'une famille pauvre dont le rêve serait de pouvoir visiter la chocolaterie de Willy Wonka.

C'est bien cette relation entre Willy et Charlie qui est le vrai coeur du film. Ici les rôles sont inversés : l'adulte qui offre la fantasie et le rêve à l'enfant tandis que ce dernier ramène la "grande personne" dans la réalité. Tim Burton montre ici des enfants blasés, pourris-gâtés, et qui pensent avoir compris le monde avant l'heure. A travers la visite de l'usine, Wonka punit l'arrogance des enfants trop surs d'eux-mêmes. Seul Charlie finira par conquérir le coeur du farfelu confiseur, car il est le seul des participants capable d'imaginer et de rêver. D'ailleurs, dès lors que Willy Wonka est en panne d'imagination, son usine marche moins bien.

On peut dire que l'histoire s'adapte parfaitement à notre société actuelle : encrés dans la consommation et le marketing, nos enfants seront-ils capables de continuer à rêver d'autres choses que de Pokemon et de stars fabriqués par des adultes qui ne croient plus qu'en une chose : l'argent et la sécurité qu'il apporte. Il faut certes un travail qui permette de vivre décemment mais cela ne doit passe faire au détriment de notre humanité.